“Le service civique m’a apporté humainement, intellectuellement et professionnellement”

 

Chargé de relations publiques et de communication âgé de 29 ans, Simon Bernard a effectué une mission de service civique il y a quelques années. Une expérience qu’il ne regrette absolument pas, puisqu’elle lui a notamment permis de décrocher le poste qu’il occupe aujourd’hui. Témoignage.

 

Pouvez-vous présenter votre parcours en quelques mots ?

Après avoir fait un Bac littéraire, option Arts plastiques, j’ai poursuivi avec deux années de classe préparatoire littéraire, option cinéma. Je me suis alors dirigé vers une Licence 3 d’Histoire, puis vers un Master de recherche, à la fin duquel j’ai intégré une société de production en audiovisuel, en stage puis en CDD. J’y suis resté un an et demi au total, avant de me retrouver au chômage, et d’effectuer une mission de service civique.

 

Pourquoi avoir décidé de faire un service civique ?

J’ai choisi d’effectuer un service civique parce que la recherche d’emploi dans le milieu de l’audiovisuel était très compliquée pour moi. Et je ne me voyais pas aller dans l’enseignement, qui était la seule autre option sécurisante.

C’est quelque chose que je voulais faire depuis la fin de mes études. Et c’était le bon moment pour le faire. Mais cela me permettait aussi de remettre un pied dans le monde du travail, quitte à ce que ce soit dans un autre milieu, parce que j’étais complètement ouvert.

 

 Comment avez-vous choisi votre mission ?

J’avais clairement un objectif professionnel derrière donc je n’ai pas choisi de faire un service civique juste pour « passer le temps ». Je voulais que cela reste en lien avec les médias et la culture qui sont mes centres d’intérêts personnels et ce que j’avais pu faire auparavant.

 

Comment l’avez-vous trouvée ?

J’avais postulé à deux ou trois missions de service civique. Et c’était la première structure à m’avoir répondu. Il y avait à la fois un intérêt intellectuel pour le projet, pour la musique, que je ne connaissais pas, et pour l’activité bénévole. Un entretien a été programmé rapidement.

 

Comment s’est organisée votre mission ?

J’ai effectué mon service civique dans un orchestre, structuré en association. Je me suis donc retrouvé dans le milieu de la culture et de la musique, ce qui n’avait rien à voir avec ce que j’avais pu connaître jusque-là. L’environnement de travail était aussi nouveau pour moi, puisque je suis passé d’une société à une association de 4 personnes.

J’ai fait une mission de 9 mois, à raison de 24 heures par semaine, répartis sur trois jours. Il m’est aussi arrivé de travailler certains soirs de représentation ou certains week-ends.

 

Que faisiez-vous concrètement ?

J’ai intégré l’association au moment des commémorations de 1914-1918. Les membres de l’orchestre cherchaient à développer des actions culturelles autour de programmes musicaux sur ces thématiques. Alors forcément, ma fibre historienne a été sensibilisée à ces questions-là. Ils avaient également des projets radiophoniques. Ayant été bénévole dans une radio étudiante, j’avais des compétences à faire valoir là-dessus. Globalement, je suis donc venu en support sur tout ce qui touche à la communication et à l’action culturelle.

Lors d’un atelier musical, au musée de la Chasse. Photo DR

Comment s’est déroulé l’après service-civique ?

A l’issue de la mission, 9 mois plus tard, on m’a proposé d’enchaîner avec un poste en emploi tremplin. J’ai alors pris officiellement les fonctions de Chargé de relations publiques et de communication, qui était en fait le prolongement de ce que je faisais en service civique.

 

Qu’est-ce que votre service civique vous a apporté ? Quel bilan en tirez-vous ?

Le service civique m’a apporté humainement, intellectuellement et professionnellement.

J’ai eu la chance d’être tombé dans une structure accueillante, bienveillante, qui respectait les critères du service civique et la place du volontaire dans la structure (le service civique instaure un rapport de « collaboration » avec le volontaire, et non un rapport hiérarchique, Ndlr.).

Cette mission m’a permis de découvrir le milieu musical dont je ne connaissais absolument pas le fonctionnement.  Ce qui était passionnant, c’était de connaître les coulisses des productions artistiques. Cela m’a aussi beaucoup appris en termes de communication, domaine dans lequel j’ai eu une grande liberté d’action.

Et cela m’a permis de découvrir l’action culturelle, que je ne connaissais pas jusque-là et qui est, encore aujourd’hui, quelque chose qui m’intéresse beaucoup.

Ma dimension sociale a, enfin, pu s’exprimer au travers de cette mission, puisque c’est un peu le coeur du service civique.

 

Recommanderiez-vous le service civique autour de vous ?

Complètement ! Dès que je croise quelqu’un en cours ou en fin d’étude, qui est un peu perdu concernant son avenir scolaire ou professionnel, je l’encourage à faire un service civique.

De même, je recommande aux structures qui n’ont pas beaucoup de moyens de prendre des volontaires qui sont parfois plus investis, plus motivés et plus en phase avec les objectifs de la structure, que les stagiaires.

 

Où en êtes-vous aujourd’hui professionnellement ?

Mon « Emploi Tremplin » de 3 ans prend fin cette année. J’aurais peut-être pu poursuivre l’aventure en CDI, mais j’ai décidé de faire autre chose. J’ai à cœur de développer des projets plus personnels, en accentuant les dimensions « médiation » et « action culturelle ».

 

Simon BERNARD a décidé de réaliser un Bilan de compétences chez PERSPECTIVE il y a quelques semaines, pour faire un point sur son parcours professionnel. Découvrez son témoignage concernant le Bilan de compétences, en cliquant ici.

 

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